Politiques agricoles, commerce international, souveraineté alimentaire, sécurité alimentaire, ,…: un blog de Gérard Choplin

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De la chasse-cueillette aux drones, l’Homme finira-t-il en lemming ? Contribution aux controverses de Marciac

Controverses européennes de Marciac 2017

La nature, la technique, et l’Homme : la guerre des trois aura-t-elle lieu ?

http://controverses-de-marciac.eu/les-contributions/les-contributions-2017/de-la-chasse-cueillette-aux-drones-lhomme-finira-t-il-en-lemming/

De la chasse-cueillette aux drones, l’Homme finira-t-il en lemming ?

Après environ trois cent mille années où il a cueilli et chassé sa nourriture, Homo Sapiens[1]  invente l’agriculture, il y a douze mille ans, dans des plaines où il a domestiqué le blé, le riz, ou le maïs. Sa population, fixée, bénéficie alors d’une nourriture plus abondante et s’accroit fortement ; mais son espérance de vie baisse : bactéries et virus pathogènes aiment bien que leurs cibles se ressemblent et s’entassent.

Après des siècles de développement technologique et deux cents ans de civilisation thermo-industrielle et parfois de « délire technophile »[2], notre alimentation n’a plus grand-chose à voir avec la nature, que l’Homme a mise en coupe réglée, quand il ne l’a pas taillée en pièces.

Aujourd’hui nous savons que mêmes les plantes sont à leur manière intelligentes, qu’elles communiquent, qu’elles sont capables de stratégies très efficaces contre leurs prédateurs[3]. Nous savons que nous, humains, sommes faits des mêmes atomes issus des étoiles que les pierres, l’air, l’eau, nos tracteurs… et tous les êtres vivants. Et notre corps est en échange permanent, par l’alimentation, la respiration, avec toutes ces formes de « matière ». Manger, c’est manger le monde, c’est le faire entrer en soi… C’est «sacré».

Pourtant nous avons largement oublié ces racines essentielles. Notre alimentation s’est, pour beaucoup d’humains, coupée de l’agri-culture et l’agriculture « modernisée », technicisée, cherche à contrôler la nature, quant elle ne cherche pas à s’en passer.

« Les légumes sous lampes led, hors-sol, dans des tours urbaines me saisissent d’effroi : peut-être est-ce la préparation de notre départ pour la Lune ou Mars lorsqu’on aura grillé la Terre ? »[4]

L’humain se croit souvent supérieur à tout le reste et refuse à se considérer comme partie de la nature, sans se rendre compte que l’extinction rapide de la biodiversité qu’il provoque risque de l’éteindre lui aussi. Et, comme les lemmings, il s’en va de plus en plus habiter sur les côtes…. alors que la mer monte.

Si notre alimentation, à cause de ou grâce à l’agriculture, n’a plus grand-chose à voir avec la chasse-cueillette, notre corps et notre biologie n’ont pas encore eu le temps de bien s’adapter: l’agriculture est trop récente. Elevage et agriculture ont radicalement changé notre alimentation, qui est devenue culturelle, tandis que l’agro-industrie nous éloigne souvent de nos besoins nutritionnels et nous submerge de messages de désir.

Nous avons pris la mauvaise habitude de traiter d’agriculture sans partir de l’alimentation. On parle de la fourche, alors qu’on devrait passer de la fourchette à la fourche. On parle de modes de production, de techniques agricoles, de rendement, des cours de Chicago, de la PAC…. comme on parle d’une industrie. Or ces « matières premières » agricoles finissent dans notre assiette.

« Les salons de l’agriculture et du machinisme agricole ont de l’avenir. Les innovations techniques ne manquent pas. L’avenir dira si elles étaient incontournables ou bien le dernier souffle techno-industriel avant l’effondrement[5]. Espérons que les satellites GPS ou bientôt Galileo ne seront pas hackés un jour, car les céréaliers connectés et drônés risquent d’être désemparés, eux qui, souvent, ne savent plus faire leur pain. La haute technisation proposée aujourd’hui est extrêmement fragile et dépendante des connections numériques, qui restent  entre les mains de quelques firmes et quelques Etats. Cela ne renforce ni l’autonomie ni la résilience des exploitations agricoles »[6].

La « guerre des trois » ne peut avoir lieu car l’Homme fait partie de la nature. Mais il est urgent de renverser les priorités de notre alimentation et de notre agriculture, car « tout est prêt pour que tout empire »[7]. Il est urgent de mettre la technique, l’agriculture ainsi que les politiques agricole, alimentaire et commerciale au service d’une alimentation saine, nutritive, diversifiée, accessible à tous, et non au service d’intérêts financiers à court terme qui se moquent de la nature et (donc) de l’Homme. Nourrir, ce n’est pas nourrir la Bourse.

D’une agriculture contre-nature (on ne produit pas des aliments avec des poisons), faisons une agriculture dans la nature, réconciliée avec elle, en sachant qu’elle est agri-culture, qu’elle ne peut être naturelle. Cela ne se fera pas sans modifier profondément nos modes de production. Cela ne se fera pas non plus sans paysan-nes à qui l’on aura reconnu à sa juste valeur le rôle « premier » de nous nourrir, c’est-à-dire des paysan-nes vivant d’abord de la vente de leurs produits et non de subventions, des paysan-nes donnant envie aux jeunes générations de faire ce métier[8]. «Les solutions sont connues, mais les politiques suivront-elles»[9] à temps ?

Restons humbles : « La nature ne négocie pas »  nous dit Michel Serres… et elle nous le prouve  chaque jour.

Gérard Choplin

analyste-rédacteur indépendant (agriculture, alimentation,      commerce,…), auteur de « Paysans mutins, paysans demain – pour une autre politique agricole et alimentaire » , Editions Yves Michel, 2017

[1]  « Sapiens », Yuval Noah Harari, Albin Michel, 2015

[2] Michel Onfray, « Brève encyclopédie du monde », conférence, radio France Culture https://www.franceculture.fr/emissions/breve-encyclopedie-du-monde/qui-veut-faire-lange-fait-la-bete-questions-du-public

[3]  « Superplantes, le cri des arbres tueurs », http://playtv.fr/programme-tv/219620/super-plantes/

[4] Gérard Choplin, « Paysans mutins, paysans demain – pour une autre politique agricole et alimentaire », page 32,  Editions Yves Michel, 2017

[5] Pablo Servigne, Raphael Stevens, « Comment tout peut s’effondrer », Anthropocène, Seuil, 2015

[6] G.Choplin, op.cit.

[7] Hervé Kempf, « Tout est prêt pour que tout empire », Seuil, 2017

[8] Voir l’avis PAC 2020 du Comité européen des Régions adopté le 12 juillet dernier. http://cor.europa.eu/fr/news/Pages/Reforme-de-la-Politique-Agricole-Commune.aspx

[9]  G. Choplin, op.cit.

PAC 2020: exposé du rapporteur du Comité des Régions à la conférence de la DG AGRI

exploitation laitière

Exposé de Guillaume Cros, Vice-Président de la région Occitanie, Rapporteur du Comité européen des Régions sur l’avis de prospective sur la  PAC après 2020.

7 juillet 2017, conférence PAC de la DG AGRI, Bruxelles

Mesdames, Messieurs,

Merci à la DG AGRI d’avoir organisé cette conférence très importante. En tant que rapporteur du Comité européen des Régions pour l’avis de prospective  PAC post 2020, je vous remercie de nous donner la parole pour vous faire part de nos observations et de nos recommandations, telles qu’elles ont été adoptées à une large majorité par notre Commission des Ressources Naturelles le 1er juin dernier.  (Le vote en plénière aura lieu le 12 juillet).

 

Les  enjeux majeurs auxquels nous faisons face  nous obligent à  repenser la PAC, afin d’en faire une politique JUSTE, DURABLE, ET SOLIDAIRE au service des agriculteurs, des territoires, des consommateurs et des citoyens.

Les enjeux sont importants pour les agriculteurs – la question des revenus est très clairement posée, celle aussi de la santé des agriculteurs, et de  leur détresse (un agriculteur de ma région s’est suicidé il y a quelques jours).

C’est un enjeu aussi pour nos territoires : on doit pouvoir vivre normalement à la campagne, sur nos territoire ruraux, on doit pouvoir s’y cultiver, s’y transporter, on doit pouvoir y innover et , bien sûr, avoir accès à l’ensemble des services publics.

C’est un enjeu pour les citoyens : il y a un souhait de plus en plus de proximité, de qualité des produits, et aussi d’une plus grande participation aux décisions, du niveau local au niveau européen.

Enfin il y a un enjeu très fort également aux niveaux climatique et de biodiversité, et l’agriculture doit pouvoir jouer tout son rôle pour y répondre.

Donc, nous le voyons, sans  légitimité économique, sociale, environnementale, sans légitimité territoriale et internationale, la  survie de la PAC ne sera pas assurée.

Or aujourd’hui, que constatons-nous ?

  • une grande partie des agriculteurs vendent leurs produits à perte et ont un revenu indigne de leur travail,
  • les paiements directs sont très inégalement répartis,
  • la biodiversité, le climat, l’environnement, la santé publique paient un tribut trop lourd aux modes de production agricole industrialisés,
  • trop de territoires ruraux se vident de leur substance économique, tandis que la production agricole se concentre dans certaines régions,
  • certains de nos produits agricoles continuent d’être exportés à des prix inférieurs à nos coûts de production, au détriment d’agriculteurs de pays tiers.

Pourtant le potentiel et la diversité de nos territoires ne demandent qu’à être valorisés à leur juste niveau et  la demande croissante des consommateurs pour des produits alimentaires locaux de qualité est une chance à saisir.

Face à la grande volatilité des prix agricoles, incompatible avec une bonne résilience des exploitations agricoles, nous considérons que la REGULATION DES MARCHES  est, pour beaucoup de secteurs de production, plus efficace et moins coûteuse que le déclenchement de mesures de crises à posteriori.

Sans prix agricoles justes, sans reconnaissance économique, les jeunes se détourneront de ce métier.

La fausse solution d’assurances-revenu profiterait sans doute davantage aux compagnies d’assurance qu’aux agriculteurs.

Nous recommandons une répartition juste de la valeur ajoutée et des marges dans les filières en mettant tous les acteurs autour d’une table, pouvoirs publics et consommateurs inclus, en modifiant le droit de la concurrence si nécessaire.

Nous demandons à l’UE de peser de tout son poids de premier importateur et exportateur mondial de denrées alimentaires pour modifier les règles du commerce international de 1994, dans le sens de relations commerciales plus justes et plus solidaires.

Nous préconisons que les paiements directs par hectare soient plafonnés et modulés par actif agricole. Mieux vaut des campagnes vivantes et l’installation de nombreux jeunes agriculteurs que de grandes exploitations industrialisées difficiles à transmettre.

Nous souhaitons un verdissement qui accompagne les agriculteurs dans la transition vers des modes de production bénéfiques à l’environnement, à la biodiversité et au climat : par exemple la rotation des cultures, le maintien des prairies permanentes, le non traitement chimique des zones d’intérêt écologique,…

Avec des prix plus justes et plus stables grâce à la régulation des marchés, avec un plafonnement des paiements directs, nous ferons des économies dans le premier pilier  et pourrons rééquilibrer le budget PAC en faveur du 2e pilier pour un développement  durable et solidaire de nos territoires ruraux.

Parmi les priorités que nous recommandons dans le 2e pilier, je soulignerai :

  • le soutien aux circuits courts,
  • le soutien à l’innovation technique et sociale pour des modes de production et de transformation durables,
  • le soutien à la restauration collective se fournissant en produits bio ET locaux,
  • le soutien à une économie diversifiée dans les territoires ruraux…..

Pour le développement rural non agricole, nous recommandons, entre autres,  le maintien des initiatives LEADER, un rééquilibrage budgétaire des fonds structurelles dont la contribution au développement rural  a fortement diminuée, une plus grande synergie et une simplification des ressources des différents fonds européens, ainsi que l’adoption d’un « agenda rural », nécessaire pour réaliser l’objectif de cohésion territoriale de l’UE.

Pour conclure, je veux dire que ce que nous ferons de la PAC sera un indicateur de l’ambition que nous avons pour l’avenir du projet européen. L’enjeu est de taille : nous devons redonner  espoir dans l’Europe à tous les européens. La nouvelle PAC doit y participer. Il en va, je crois, de l’existence même de l’idéal européen.

Je vous remercie de votre attention.

VIDEO de l’exposé: www.transfernow.net/47jf1781gv58

 

 

PAC et développement: lettre ouverte à Phil Hogan

Lettre ouverte                                                      21 juin 2017

Cher Commissaire européen Phil Hogan,

Le 2 juin, vous avez publié sur votre blog un article intitulé “Défaire les mythes selon lesquels la Politique Agricole Commune (PAC) nuirait aux agriculteurs des pays en développement” [1].

Cette pratique déloyale a été rendue possible par la définition biaisée du dumping fournie par le GATT[2], confirmée ensuite par l’OCDE[3] et l’OMC, qui considèrent qu’il n’y a pas de dumping tant que les exportations sont faites au mêmes prix que ceux payés aux producteurs sur le marché intérieur, même si ces prix sont inférieurs aux coûts de production moyens du pays exportateur.

La rhétorique de la Commission semble ne pas voir bougé à ce sujet depuis 1992. La boîte verte de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) – qui permet à l’Union européenne (UE) et aux autres pays riches de soutenir sans limitation leurs agriculteurs par des subventions découplées de la production –permet à ces pays d’exporter des produits agricoles à des prix inférieurs à leurs coûts moyens de production. En conséquence, les pays en développement, qui ne peuvent subventionner leurs nombreux agriculteurs, souffrent des impacts négatifs des importations à bas prix en provenance de l’UE et d’autres pays.

soya

Les objectifs suivants ont été au cœur des réformes PAC depuis 1992: réduire les prix agricoles sur le marché européen et abaisser ces prix  vers les niveaux du marché international, de telle sorte que l’UE n’a plus besoin de faire appel aux subventions à l’exportation, et que son industrie agro-alimentaire a moins besoin d’importer. Les paiements directs découplés aux agriculteurs de l’UE, en compensant ces prix plus bas, leur ont permis d’exporter à des prix inférieurs aux coûts de production moyens européens, avec exactement le même effet que les subventions à l’exportation vis à vis des agriculteurs des pays en développement.

Le Commissaire Phil Hogan devrait savoir que les producteurs de lait africains ne peuvent concourir face aux excédents à bas prix de poudre de lait exportés par les grandes laiteries, privées ou coopératives, de l’UE. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: le total des subventions directes et indirectes aux produits laitiers UE exportés vers l’Afrique de l’Ouest s’est élevé en 2016 à 169 millions d’Euros, avec une subvention moyenne de 67,4 Euros par tonne d’équivalent-lait, et un taux moyen de dumping de 21% par rapport à la valeur européenne de ces exportations, pour un total de 2,5 millions de tonnes d’équivalent-lait, dont 2,1 millions de tonnes de lait en poudre.

En résumé, pour les producteurs africains, que  les importations à bas prix soient rendues possible par la boîte rouge, jaune, bleue, ou verte dans laquelle les subventions UE sont notifiés à l’OMC, importe peu. Ce qui compte pour eux, est qu’ils ne peuvent gagner leur vie lorsqu’ils sont en compétition forcée avec des produits importés hautement subventionnés.

Boîte verte = blanchiment du dumping

Pour garantir aux producteurs européens et africains un revenu digne et équitable, ainsi qu’un accès stable à leur marché intérieur, les règles du commerce international agricole (OMC, 1994) doivent être modifiées, et basées sur le principe de souveraineté alimentaire[4]. Cela signifie que le DEVOIR de ne pas exporter à des prix inférieurs aux coûts de production moyens du pays exportateur doit aller de pair avec le DROIT d’établir des droits de douane pour les produits importés à des prix trop bas  (même en l’absence de dumping de la part du pays exportateur). A notre point de vue, la priorité de la politique agricole commune de l’UE ne doit pas être d’exporter des produits à bas prix, mais de nourrir sa population.

Signataires:

Jacques Berthelot, économiste agricole (F)

Gérard Choplin, analyste indépendant, politiques agricoles et commerciales (B)

Priscilla Claeys, Senior Research Fellow, Centre for Agroecology, Water and Resilience, Coventry       University (UK)

Guillaume Cros, Vice-Président du Conseil régional d’Occitanie, Rapporteur du Comité européen des régions pour son avis sur la PAC après 2020

Thierry Kesteloot, Policy advisor, Oxfam-Solidarité (B)

Niek Koning, économiste agricole (NL)

Jean-Christophe Kroll, professeur émérite, économie agricole, AgroSupDijon, (F)

Virginie Pissoort, Policy officer, SOS Faim (B)

Aurélie Trouvé, Professeur-chercheur à AgroParisTech (F)

Contact: Gérard  Choplin  choplin.gerard@skynet.be

 

[1] https://ec.europa.eu/commission/commissioners/2014-2019/hogan/blog/debunking-myths-about-cap-developing-world_en?utm_source=POLITICO.EU&utm_campaign=0fc6e43107-EMAIL_CAMPAIGN_2017_06_05&utm_medium=email&utm_term=0_10959edeb5-0fc6e43107-188983337

[2] General Agreement on Tariffs and Trade (GATT)

[3] Organisation de  Coopération et de développement  économiques (OCDE)

[4] Voir la déclaration du forum Nyeleni – https://nyeleni.org/spip.php?page=forum&lang=fr

 

Paysans, biodiversité, Europe: présentation de deux livres le 9 mars à Bruxelles.

Présentation de deux livres publiés aux éditions Yves Michel

Inès Trépant : « Biodiversité : les politiques européennes menacent le vivant – Connaître la       nature  pour mieux légiférer », publié le 7 mars – préface d‘Olivier de  Schutter

 Gérard Choplin : « Paysans mutins, paysans demain – Pour une autre politique agricole et               alimentaire », publié le 17 février- Préface de José Bové

 Jeudi 9 mars 2017, de 13h à 14h

au 115, rue Stévin, à Bruxelles – métro Schuman

en présence de l’éditeur Yves Michel

La biodiversité disparaît, les paysans aussi.

La protection de la biodiversité est un enjeu sociétal majeur qui va bien au-delà de simples histoires de fleurs et d’oiseaux. Cependant, l’Union Européenne échoue systématiquement à répondre aux objectifs qu’elle s’est fixés en la matière ; la création de réserves naturelles n’étant qu’une rustine de fortune. Comment expliquer cela ? Quels sont les enjeux ? Et surtout comment y remédier ?

A travers l’analyse de sept mécanismes européens de destruction de la biodiversité, Inès Trépant jette des ponts entre le monde politique et le milieu naturaliste. Elle met en lumière l’urgence de décloisonner les politiques environnementales, agricoles, énergétiques, industrielles et commerciales en Europe, replaçant la biodiversité au cœur du projet économique européen. L’auteure propose enfin des alternatives pour sortir du toujours plus de croissance, en puisant dans la connaissance de la nature et des lois qui la régissent.

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http://www.yvesmichel.org/product-page/livres-a-paraitre/biodiversite-politiques-europeennes-menacent-vivant/

Dans les années 1980, une voix paysanne en Europe s’est levée face au productivisme et à la mondialisation néolibérale des marchés agricoles, dans lesquels les réformes successives de la Politique Agricole Commune se sont inscrites. Il s’agit de la Coordination paysanne européenne (devenue aujourd’hui la Coordination européenne via campesina). Gérard Choplin, qui en a été l’un des artisans, témoigne de sa naissance, de son développement et de ses transformations, de 30 ans de débats, de propositions, d’actions pour une politique agricole juste, durable, solidaire.

L’Europe sera-t-elle à la hauteur des enjeux en changeant profondément de politique agricole? Devant les impasses sociales et environnementales actuelles et les interrogations existentielles de l’Union européenne, les paysans mutins d’aujourd’hui sont d’utilité publique.

http://www.yvesmichel.org/product-page/livres-a-paraitre/paysans-mutins-paysans-demain/

 

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Inès Trépant est diplômée en politique internationale et en études européennes. Depuis 2004, elle travaille au Parlement européen comme conseillère politique pour la Commission économique et monétaire (jusqu’en 2010) et depuis, pour la Commission du Développement. Elle est l’auteure de nombreuses publications sur la politique européenne et commerciale. Inès Trépant est également guide nature et membre fondatrice de l’association GRAPPE (Groupe de Réflexion et d’Action pour une Politique Écologique). Elle vit à Bruxelles.

 Gérard Choplin, agronome, a joué un rôle moteur dans la construction, le développement et l’animation de la Coordination Paysanne Européenne de 1982 à 2008. Il est aujourd’hui analyste-rédacteur indépendant sur les politiques agricoles, commerciales et alimentaires. Il réside à Bruxelles.

 

Merci d’annoncer votre participation

Contact : Ines Trépant, ines.trepant@skynet.be tel: 0489 91 02 60

Gérard Choplin  choplin.gerard@skynet.be  tel : 0473 25 73 78

[1] Nous trinquerons ensemble pour célébrer cette double parution.

« Paysans mutins, paysans demain »: présentation à Paris le 26 février

Présentation du livre

« Paysans mutins, paysans demain – Pour une autre politique agricole et alimentaire »

Dimanche 26 février 2017, à 12h – Paris

au Salon de l’Agriculture, Hall 4, stand 21 (Confédération Paysanne)

 

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Editions Yves Michel

http://www.yvesmichel.org/product-page/livres-a-paraitre/paysans-mutins-paysans-demain/

 Dans les années 1980, une voix paysanne en Europe s’est levée face au productivisme et à la mondialisation néolibérale des marchés agricoles, dans lesquels les réformes successives de la Politique Agricole Commune se sont inscrites. Il s’agit de la Coordination paysanne européenne (devenue aujourd’hui la Coordination européenne via campesina). Gérard Choplin, qui en a été l’un des artisans, témoigne de sa naissance, de son développement et de ses transformations, de 30 ans de débats, de propositions, d’actions pour une politique agricole juste, durable, solidaire.

L’Europe sera-t-elle à la hauteur des enjeux en changeant profondément de politique agricole? Devant les impasses sociales et environnementales actuelles et les interrogations existentielles de l’Union européenne, les paysans mutins d’aujourd’hui sont d’utilité publique.

 Gérard Choplin, agronome, a joué un rôle moteur dans la construction, le développement et l’animation de la Coordination Paysanne Européenne de 1982 à 2008. Il est aujourd’hui analyste-rédacteur indépendant sur les politiques agricoles, commerciales et alimentaires. Il réside à Bruxelles.

 

Contact: Maxime Bergonso mbergonso@confederationpaysanne.fr  tel : 07 68 65 87 27

Gérard Choplin  choplin.gerard@skynet.be  tel : +32 473257378

 

 

Enjeux agricoles: mon interview par SOS Faim

interview publiée SOS Faim sur son site web en décembre 2016

https://www.sosfaim.be/wp-content/uploads/2016/12/defis_sud_demain_choplin.pdf

«Vers la fin de la mondialisation?» –  Europe en panne, tensions géostratégiques, mondialisation en recul, puissance du lobby agro-industriel, effondrement possible… Gérard Choplin laisse peu de place à un avenir radieux. À moins que le coût des dégâts du néolibéralisme et les initiatives de résistance contribuent à faire bouger les lignes, par exemple en faveur d’une agriculture paysanne.

Défis Sud: Peut-on être plutôt dans une optique optimiste ou pessimiste en matière d’agriculture paysanne pour le futur ?

Gérard Choplin: Cela fait une trentaine d’années que je suis les politiques en matière d’agriculture au niveau européen et international et j’essaie toujours de relier les enjeux et les débats sur l’agriculture avec les enjeux géostratégiques et militaires. Un seul sous-marin – par exemple chinois – à l’entrée de la Manche, et c’est tout le trafic pour Rotterdam Anvers, Hambourg, Londres, et plus, qui est bloqué. Allez à Anvers et demandez combien d’heures de réserve de soja ils ont. On peut tenir quelques jours maximum. On est dans des flux très importants et qui se sont accrus. L’Union européenne, brillant élève à l’OMC, est devenue le premier importateur et exportateur alimentaire mondial. On a construit des politiques agricoles où importer et exporter sont les priorités. C’est pour cela que Via campesina a réagi en 1996 en lançant le concept de souveraineté alimentaire. L’Union européenne et les autres pays avaient perdu leur souveraineté sur leur politique agricole. Celle-ci a été complètement formatée par des règles internationales du commerce. Mais aujourd’hui, le commerce mondial est en recul. Peut-être que l’époque des « Trente Glorieuses » du néolibéralisme est en train de se terminer, alors qu’on assiste en même temps à une augmentation des tensions et du réarmement des grandes puissances (la Russie place des têtes nucléaires dans l’enclave de Kaliningrad, la Grande-Bretagne modernise son armement, tandis les États-Unis viennent de décider de consacrer entre 60 et 70 milliards de dollars à la modernisation de leurs armes nucléaires). C’est très inquiétant… Mais d’un autre côté, un nombre croissants de citoyens réagissent et s’engagent dans une foule d’initiatives locales de production-consommation de produits agricoles et alimentaires, et pas seulement au Nord. Bien sûr, la question est de savoir si la somme de ces initiatives locales peut faire changer les règles. Je dirai donc qu’il y a à la fois des raisons d’être pessimiste face aux impasses environnementales, sociales, de santé,… issues du néolibéralisme; et optimiste quand on voit, en réaction, les initiatives de résistance et de nouvelles formes d’échanges qui se multiplient.

DS: Dans ce contexte, quel type d’agriculture a-t-il de l’avenir ?

GC: Actuellement coexistent des formes d’agriculture industrialisée, d’agriculture en voie d’industrialisation, d’’agriculture traditionnelle sans évolution technique et puis ce qu’on peut appeler des formes d’agriculture «paysanne» pratiquées par des agriculteurs ayant remis en cause leur processus d’industrialisation ou bien par des jeunes motivés par les nouvelles formes d’échange avec les consommateurs Si agriculture industrialisée et agriculture paysanne coexistent, il y a quand même une forme qui détruit l’autre. L’ancien commissaire européen à l’Agriculture Dacian Ciolos disait, dans les débats sur la réforme de la PAC en 2013, qu’il y a de la place pour toutes les agricultures, mais ce n’est pas ce qu’on constate, ni dans l’Union européenne ni au Sud où l’on sait bien que des implantations capitalistiques prennent la place de beaucoup d’exploitations que l’on peut qualifier de paysannes. Dans l’Union européenne, 3% des exploitations cultivent 50% de la surface agricole. Et comme les aides de la PAC sont versées par hectare, sans plafond, les subventions sont aussi concentrées que les surfaces. À travers le budget de la PAC, les contribuables financent donc surtout les grandes exploitations… Il y a de moins en moins d’agriculteurs en Europe et, au Sud, on connaît le phénomène d’accaparement de terres. Je n’ai donc pas l’impression qu’on aille vers une coexistence pacifique des deux types d’agriculture, qui sont tellement contradictoires. En même temps, les couches les plus riches de la population veulent avoir accès à de très bons produits de qualité ne venant pas de l’agriculture industrialisée. Elles ont besoin de niches avec des produits pour elles, qu’elles vont trouver dans quelques magasins très chics. Cette coexistence-là peut perdurer. Mais ce n’est pas de cela qu’on parle quand on dit qu’on veut développer l’agriculture paysanne: elle a vocation à nourrir le plus grand nombre, et s’oppose donc à l’industrialisation de l’agriculture. S’il y a cohabitation des deux types d’agriculture, ce n’est donc pas une cohabitation stable et le processus d’industrialisation continue. Il faut voir le dégraissage auquel on assiste en agriculture! Ce sont plusieurs Caterpillar agricoles chaque année, mais on n’en parle pas. C’est comme si c’était normal. Une société développée serait une société sans paysans ! La concentration agricole continue. Si on veut une autre politique agricole, il faudra gérer la question délicate des régions d’’élevage industrialisé qui se sont développées dans plusieurs régions d’Europe, près des grands ports d’importation, comme la Flandre. Comment en sortir tout en laissant la possibilité à de petites exploitations de vivre de l’agriculture? Il faudra une période de transition qui n’est pas aisée à mettre en place, mais il faut absolument le faire, car le changement climatique, la qualité de l’alimentation et les nombreuses externalités négatives de l’élevage industrialisé nous y obligent.

DS: Ces arguments pèsent-ils dans la balance des décideurs ?

GC: Pour l’instant, le lobby agro-industriel est trop puissant. Les banques, les grandes firmes agroalimentaires et la grande distribution ont une surface financière et économique assez puissante pour dicter leurs lois aux gouvernements. Ceux-ci n’ont que le pouvoir politique, ce qui n’est pas beaucoup dans nos sociétés telles qu’elles fonctionnent. C’est la limite de notre forme actuelle de démocratie, où l’oligarchie financière a plus de pouvoir que le parlement élu. On l’a vu dans l’élaboration des réformes de la PAC, ou bien par exemple dans les crises porcines. Dès que le prix du porc descend trop bas, les exploitations perdent de l’argent et les plus grosses encore plus. Comme des centaines de milliers d’euros ont été investis par grosse exploitation, les gouvernements sont prêts à les soutenir, eux et leurs banques, à coups de millions. Avec cet argent, on pourrait soutenir le développement d’exploitations porcines paysannes, mais le lobby agro-industriel veille à faire financer ses pertes par les contribuables. Pareil pour la réforme de la PAC: avant d’arriver aux propositions législatives, le lobby agro-industriel, les banques, les industries agroalimentaires, et le Copa (Boerenbond, FWA) sont passés par là et il ne reste plus grand-chose de la réforme initiale, ou s’il en reste quelque chose, cela passe à la trappe à l’étape suivante, car ils sont assez puissants pour influencer leurs ministres et leurs députés. Il arrive néanmoins que l’opinion publique soit plus forte et que certaines législations ne passent pas. Si on n’avait rien fait, les vaches aujourd’hui seraient piquées à l’hormone laitière, et on cultiverait des OGM.

DS: Que pensez-vous des prix pratiqués dans l’agro-industrie?

GC: L’écart s’est creusé entre la courbe des prix agricoles et celle des prix alimentaires. En alignant les prix européens sur ceux du marché mondial à partir de 1992, on les a fortement baissés alors que les prix n’ont pas ou peu diminué pour les consommateurs. Il y a donc des milliards d’euros de marge gagnés sur le dos des producteurs. Je pense qu’on ne peut pas baser une économie agricole saine sur la vente à perte. Or la PAC c’est ça: les agriculteurs vendent trop souvent à perte et on leur donne des subsides. Ces subsides permettent à l’agriculteur de continuer à produire et vendre ses produits en aval à des prix inférieurs aux coûts de production.

Donc finalement les subsides profitent plus à l’aval qu’à l’agriculteur. Si on expliquait cela au consommateur-contribuable, si on lui disait qu’il y a autour de 40 milliards du budget de la PAC qui va surtout à l’industrie agroalimentaire et à la grande distribution, il ne serait sans doute pas d’accord. Notre économie agricole est basée sur un dumping économique. Qu’on puisse vendre à perte, conjoncturellement, cela peut arriver, surtout pour les fruits et légumes, mais que ce soit structurel et que ce soit une volonté délibérée pour augmenter les marges, c’est impensable. Comment voulez-vous convaincre des jeunes à devenir paysans en leur disant: «Écoutez, vous allez vendre à perte… mais ne vous inquiétez pas, Bruxelles va vous verser une prime…au moins jusqu’à la prochaine ré- forme. » Passer d’une politique de prix à une politique de primes a été un outil puissant de restructuration de l’agriculture européenne. Pour le Sud, c’est pareil: quand on oblige ces pays à importer des produits moins chers que ce qu’ils peuvent produire, on les ruine. Et l’UE y va fort en forçant les gouvernements africains à signer les accords APE.

DS: Comment sortir de ces incohérences ?

GC: Certains se demandent si ce n’est pas déjà trop tard… Pablo Servigne, dans son livre sur l’effondrement, reprend les analyses prospectives faites par le Club de Rome en 1973, qui annonçaient un effondrement de notre système économique vers 2030 si on continuait à produire et consommer au même rythme accéléré. Il y a quelques années, un étudiant australien a vérifié si les prédictions étaient justes de 1973 à 2010 et, stupeur, la réalité colle exactement aux prévisions. Cela ne présage rien de bon. Pour certains, la priorité n’est plus de réformer les règles du commerce international car c’est trop difficile et trop tard, mais de prévoir des modes de vie autonomes de subsistance. En espérant que cela se passe pacifiquement, ce dont je ne suis pas sûr, vu l’évolution des stratégies militaires. Au fur et à mesure que les réserves de pétrole diminueront, sa recherche deviendra de plus en plus stratégique. Or l’Union européenne n’a pas de politique de défense autonome, donc a peu voix au chapitre. L’UE est en panne de sens depuis que le Mur est tombé et que son Marché unique se dissout dans la mondialisation néolibérale. Le Brexit en est un symptôme. Pourtant, on peut envisager une Europe autrement, et elle ne doit pas nécessairement être néolibérale.

DS: La puissance du secteur agro-industriel et la mondialisation suffisent-elles à expliquer les incohérences des politiques européennes ?

GC: Quand un président français se fait élire en promettant qu’il va s’attaquer aux intérêts financiers et qu’une fois au pouvoir il s’y soumet, cela veut dire que les élus actuellement n’ont pas assez de prise sur les grandes décisions économiques. Le lobby de l’industrie et de la finance auprès des institutions européennes est très puissant. Quelle que soit l’alternance politique, les gouvernements en Europe ont tous pratiqué une politique néolibérale, dont les dégâts, jusqu’à présent, ont été quelque peu amortis grâce à nos systèmes de protection sociale. Mais maintenant que les politiques d’austérité commencent à détricoter les acquis sociaux, ce tampon-là disparaît et l’on voit surgir le risque, comme dans les années 1930, du populisme d’extrême droite. C’est bien sûr inquiétant. Mais l’histoire n’est pas écrite et on peut aussi faire confiance en notre humanité. Voyez le film Demain, soyons aussi créatifs que les initiatives montrées dans le film, mais ne soyons pas naïfs. Ne perdons pas de vue les enjeux internationaux et stratégiques.

◊ Propos recueillis par Sabine Schrader

 

Appel. Levons le voile sur les pesticides.

Appel. Levons le voile sur les pesticides.

Aujourd’hui,  jeudi 8 décembre 2016 à Bruxelles, a lieu un colloque « Pesticides en agriculture : Levons le voile sur un véritable scandale sanitaire », à l’initiative de José Bové, Florent Marcellesi, Benedek Javor et Maria Heubuch, députés européens écologistes.

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Nous, victimes  des pesticides, paysans, salariés agricoles, riverains, et associations, ONG, syndicats de soutien des victimes, venus de toute l’Europe, lançons un cri d’alarme et dénonçons ce scandale sanitaire et environnemental. En tant que victimes, malades, ou représentants de malades ou personnes décédées, qui souffrent dans leur corps et dans leur chair, nous rappelons ici que :

1-Il y a urgence à mettre fin à l’omerta des pouvoirs publics, afin de protéger tous les citoyens européens. Nous exigeons transparence et droit à l’information.

La législation européenne doit permettre de rendre public le nombre de malades des pesticides ainsi que les formulations commerciales complètes des pesticides autorisés en Europe, c’est-à-dire avec tous les principes actifs, tous les adjuvants, tous les solvants. Nous exigeons la levée du secret industriel et commercial sur ces formulations.

Les Etats membres doivent permettre à chaque concitoyen de vivre dans un environnement sain sans risque. Ils se doivent de nous informer des plans de réductions des pesticides et calendriers.

2- Nous dénonçons la non-assistance à personnes en danger organisée par les organismes sociaux et les ministères de tutelle qui plutôt que protéger leurs salariés et concitoyens et mener leur mission de service public, protègent ces firmes qui empoisonnent et polluent. Nous dénonçons cette faute grave et interpellons chaque gouvernement et autorités publiques en Europe sur cette question. Il est temps d’ouvrir le débat.

3- Nous dénonçons les lobbies des pesticides, notamment l’Union des Industries de Protection des Plantes (UIPP) ou European Crop Protection (ECPA), auprès de la Commission Européenne et du Parlement européen, qui agissent comme le comité amiante en France en son temps et qui sous couvert d’une communication puissante de respect de l’homme et de son environnement, épuisent les ressources de la Nature et tuent les êtres humains et animaux. Leur objectif est de repousser l’échéance de l’interdiction.

4-  Nous exigeons que les Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) des pesticides en Europe évaluent essentiellement le risque toxicologique, aigu et chronique, sur les formulations commerciales c’est-à-dire les principes actifs, les adjuvants, les solvants, les contaminants et non, sur les seuls principes actifs. De nombreuses études  scientifiques démontrent que la toxicité des formulations est 1000 fois plus élevée que le principe actif seul.

5- L’Europe doit établir des valeurs toxicologiques de référence pour les pesticides dans l’air (qui n’existent pas en 2016) de toute urgence et les faire respecter dans tous les pays de l’UE.

6- Nous demandons que les fonctions de conseil et de vente aux paysans, soient distinctes et indépendantes et qu’il leur soit toujours proposé une alternative autre que celle utilisant les pesticides.

7- Nous demandons l’interdiction à terme des pesticides, dangereux pour la santé humaine utilisés dans l’agriculture et un renforcement de la protection des paysans et salariés agricoles et de l’agroalimentaire.

Cette initiative marque le début d’un mouvement de coordination des luttes contre les pesticides dans les territoires en Europe.

Contact :

nadine@generations-futures.fr

victime.pesticide.ouest@ecosolidaire.fr