Politiques agricoles, commerce international, souveraineté alimentaire, sécurité alimentaire, ,…: un blog de Gérard Choplin

La CPE soutient la démarche des 6 gouvernements de l’UE au Conseil Agricole du 19 décembre, qui proposent de renforcer la production de protéines végétales dans l’UE.

L’alimentation animale est depuis 40 ans une question centrale de l’agriculture européenne et un enjeu majeur entre l’Union Européenne, les Etats-Unis, et des pays du Sud.

 La très forte dépendance de l’élevage intensif de l’UE vis à vis des importations , surtout en ce qui concerne les protéines végétales, ne date pas de la crise ESB; Cette dépendance a été instaurée depuis la PAC de 1962 (absence de  protection communautaire pour l’alimentation du bétail), et jamais corrigée depuis. Si bien que l’UE continue d’importer chaque année plus de 50 millions de tonnes d’aliments du bétail, ce qui n’est pas sans risque stratégique, ni sans risque pour la sûreté alimentaire (OGM, résidus,…).

Si l’UE a des excédents en produits animaux (produits laitiers, porc, bœuf, volaille, œufs) et en céréales, cela est très grande partie dû à ces importations : l’UE est devenue une usine de transformation d’intrants importés (aliments, énergie, engrais,…), qui clame ensuite sa vocation exportatrice !……….

Pour qui donc roule l’actuel Commissaire Européen à l’agriculture? Celui-ci s’accroche fermement à la dépendance européenne, qui profite à l’industrie et au commerce international des aliments du bétail. L’élevage industriel, favorisé par la situation actuelle, est-il donc le modèle agricole européen multi-fonctionnel prôné par  Mr Fischler ?

Comment reconquérir le déficit européen en protéines végétales ?

  • A court terme et dans le cadre de la PAC actuelle, l’UE doit :
  • autoriser la culture d’oléo-protéagineux sur les surfaces en « gel » de terres,
  • supprimer la baisse prévue par l’agenda 2000 pour la prime oléagineux,
  • développer des mesures incitatives à la culture d’oléo-protéagineux (prime incitative, rotation obligatoire des cultures pour bénéficier de la prime céréales, ……).
  • A moyen terme, c’est l’accord de Blair House et l’abscence de préférence communautaire sur les aliments du bétail qu’il faut remettre en cause (avec les USA et à l’OMC), en échange de l’abandon généralisé des aides à l’exportation. L’UE ne doit pas exporter à partir d’intrants importés, mais peut exporter des produits à haute valeur ajoutée issus des sols européens.

La CPE demande à la Commission et au Conseil d’informer l’opinion publique sur les enjeux actuels liés à ce thème historique et stratégique (ce qui n’est pas fait actuellement) et de placer le thème de l’alimentation du bétail au cœur de leurs réflexions/décisions sur la PAC et l’OMC.

 

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