Politiques agricoles, commerce international, souveraineté alimentaire, sécurité alimentaire, ,…: un blog de Gérard Choplin

Communiqué CPE

La PAC décidée pour les 5 prochaines années à Berlin, très proche des propositions de la Commission Européenne, va aggraver la situation économique et empêcher le  renouvellement de millions de petites et moyennes exploitations de l’Union Européenne.

Cette PAC ne répond pas aux défis auxquels l’UE est confrontée en matière de désertification du monde rural, d’emploi, de sûreté et qualité de l’alimentation, d’environnement, de relations internationales.

Les prix agricoles des céréales, de la viande bovine, du lait vont baisser, au bénéfice de l’industrie, de la distribution et d’un petit nombre de grands producteurs qui vont s’agrandir : le pillage des territoires et des ressources s’accentue.

La négociation, essentiellement budgétaire, a montré qu’une PAC où l’on baisse les prix coûte de plus en plus cher au contribuable.

La priorité donnée à l’exportation contre la maîtrise de la production, malgré la faiblesse de la demande sur les marchés mondiaux, engage l’UE vers des crises excédentaires ruineuses pour le budget et pour les prix agricoles, comme on le voit en production porcine.

Le cadre financier décidé à Berlin ne sera donc sans doute pas respecté : tout semble ainsi préparé pour une baisse des primes dans les prochaines années, qu’on nous justifiera alors par les contraintes du  nouveau round OMC.

La priorité donnée à l’exportation, tout en maintenant les subventions à l’exportation, place  l’UE en position de faiblesse dans la prochaine négociation.

Le refus d’une modulation et d’un plafonnement obligatoires des aides montre que l’UE souhaite la poursuite de la concentration de la production agricole chez quelques agrimanagers et dans quelques régions. Qu’on ne nous parle plus de modèle agricole européen !

Développement rural, environnement : pas de mesures significatives : au contraire, la PAC continue de saigner le monde rural et d’intensifier la production.

Le maintien de la prime maïs sans prime pour les herbages, la baisse du prix des céréales, la suppression du plafond des primes bovins mâles, l’absence de mesures pour enrayer le développement des élevages industriels et la bienveillance de l’UE vis à vis de l’industrie des OGM vont à l’encontre des objectifs affichés de qualité (1) et sûreté de l’alimentation, de respect de l’environnement: la nouvelle Commission Européenne sera-t-elle assez forte pour affronter le prochain scandale alimentaire ou environnemental ?

La CPE et ses organisations membres agiront bien entendu auprès des Etats Membres pour qu’ils mettent en œuvre significativement les possibilités pour les Etats Membres de moduler les aides directes en tenant compte de critères d’emploi et d’environnement, malgré l’impossibilité de moduler positivement les aides en faveur des petites exploitations.

(1) par ex, la Commission elle-même déplore la mauvaise qualité des blés européens (1), et ce n’est pas la baisse des prix qui va la renforcer ! – Comité consultatif grandes cultures du 16/4/99

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